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Histoire de Seysses
| L'école
publique |
.Apparue après la révolution, la distinction entre école
laïque et confessionnelle n’existe pas encore et ce n’est que vers le
milieu du XIX° siècle que chacune prendra son indépendance…
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Le
primaire : ne disposant pas de
titre de capacité Mr Clauzolles
enseigne gratuitement chez lui jusqu’en 1800 aux seuls garçons des
notables. Mr Laurie lui succède et par délibération du 10 Messidor An
VII, la commune lui verse une
allocation annuelle de 70 francs. L’enseignement est à présent dispensé
aux filles grâce aux demoiselles Page et Beaufils. A la démission de
Mr Traversier qui a pris la suite de
Mr Laurie, le 15 décembre 1852 le conseil municipal nomme le frère
Lucas (Mr Deltour) directeur de l’école
publique. La municipalité souscrit
également un bail avec Mr Dirles pour accueillir une classe de filles et
le logement de l’institutrice. L’école sera par la suite installée
dans un immeuble acheté à Mr Soules.
Le
30 janvier 1908, un arrêté du ministre de l’Instruction Publique et
des Beaux Arts met en demeure le conseil municipal d’installer une école
aux Aujoulets. Le 22 mars 1908, la
maison Mailhol est choisie et l’accord pour la construction est donné
en 1913, hélas reportée en raison de la guerre. Les plans et les devis
établis par Mr Thuries, architecte à Toulouse, ne seront dès lors
approuvés que le 12 mars 1931 et l’autorisation de bâtir donnée le
7 août 1933. C’est
en 1954 qu’est construit le groupe actuel, composé de trois classes et
deux appartements. Les élèves arrivent en 1956 et en 1959 ouvre déjà
une 7° classe. Une extension qui comprend trois classes et
un logement ouvre en 1967. Six préfabriqués viendront se greffer
en 1974.
La
maternelle : en 1937, devant le nombre croissant des enfants en bas âge
scolarisés, la commune achète une maison rue du Binos (aujourd’hui rue
Forgues) à Mme Daram pour y construire une maternelle qui ouvre en 1938.
La classe enfantine ne pouvant accueillir tous les élèves, une garderie
est ouverte le 2 octobre 1967. L’établissement actuel date de 1978 et
l’adjonction d’un préfabriqué remonte à 1994.
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L'école
privée |
Ecole
privée Saint Roch : le 13 avril 1851, la commune accepte le legs de
Justine Trébosc afin que s’établisse un établissement de sœurs et
de frères congréganistes. L’autorisation en sera donnée par décret
impérial le 7 juin 1852 aux « Filles de la Croix ». En janvier 1853, la congrégation fait l’acquisition d’une maison
contiguë et d’un jardin pour agrandir cette école qui se composera
alors de deux classes accueillant jusqu’à 110 élèves. En octobre
1904, soit un an avant la séparation de l’église et de l’état, le
décret Combes interdit la pratique de l’enseignement par les
religieux mais l’abbé Marcillac tient à son école. Grâce à un
intermédiaire, il loue la partie du couvent qui sert d’asile et l’y
installe avec à sa tête une laïque. Les religieuses se retireront définitivement
en 1951.
En
1968, l’établissement compte 2 classes et 35 élèves, 5 classes et
140 élèves en 1981, 7 classes et 180 élèves en 1989.
Cette année-là, le 22 septembre, celle qu’on appelait
jusqu’alors l’école libre ou l’école privée prend le nom de
Saint Roch. |
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Saint
Roch |
Saint Patron de la paroisse,
Saint Roch est né à Montpellier vers 1295. Orphelin à
20 ans, il abandonne ses études de médecine et distribue sa
fortune aux pauvres. Pèlerin, il part soigner les malades en Provence
et en Italie durant l’épidémie de peste de 1315. Atteint lui aussi
par la maladie, alors qu’il attend la mort dans une forêt, il est découvert
par un chien (d’où à l’église de Seysses, la statue en terre
cuite de 1872 le représentant accompagné d’un chien) et soigné par
son maître, le gentilhomme Gothard. De retour en France en pleine
guerre opposant les rois de Majorque et d’Aragon, pris pour un espion,
il est jeté en prison où il meurt en 1327. |
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Dénomination
des voies et édifices |
Dans
"La Puce à l'Oreille" de mars 2004, nous nous interrogions
sur la nécessité de baptiser systématiquement d'un nom lié au
communisme, à une internationale socialiste ou à un mouvement révolutionnaire la plupart des nouvelles
rues et édifices du village : rue du colonel Fabien, rue Marcel
Paul, rue Louise Michel, avenue Danielle Casanova, avenue Rol Tanguy, école Paul Langevin,
école Flora Tristan ... Nous pourrions multiplier les exemples.
Objectif
Seysses regrette ce choix partisan et suggère de s'inspirer des communes
avoisinantes :
maternelles "Le blé en herbe" et "Les 3 pommes
(Plaisance), "Les petits lutins", "Les 3
chênes" (La Salvetat Saint Gilles), écoles primaires "Jean
Mermoz" et "Saint Exupéry" (Muret) ...
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Petite biographie des
dernières appellations :
Flora
Tristan :
(1803 Paris - 1844 Bordeaux). Flore Célestine Thérèse Tristan-Moscoso
dite Flora est la fille d’un noble péruvien et d’une française, épouse
du graveur André Chazal. Grand-mère du peintre Paul Gauguin, écrivain
proche des saint-simoniens, elle a mis ses talents au service du féminisme
dont elle fut une pionnière, militant notamment en faveur du divorce et
de l’amour libre. Outre son ouvrage "Pérégrinations
d’un paria" (1838), un an avant sa mort, elle fonda l’Unité
Ouvrière, revue initiatrice du socialisme internationaliste.
Paul
Langevin : 23 janvier 1872 - 19 décembre 1946 à Paris. 1° à
l’agrégation de physique en 1897, il travaille avec Pierre et Marie
Curie et passe en 1902 une thèse sur les gaz ionisés. Professeur à
l’Ecole de Physique et de Chimie où il remplace Pierre Curie en 1905,
il entre quatre ans plus tard au Collège de France et introduit la théorie
de la relativité d’Einstein. Le 26 septembre 1944, il adhère au
Parti Communiste. A la libération, avec Henri Wallon, également membre
du Parti, il propose une réforme de l’Instruction Publique connue
sous le nom de Langevin-Wallon. En juin 1946, il est nommé conseiller
scientifique au Commissariat à l’Energie Atomique. Des déclarations
comme « Plus j’apprends,
plus je me sens communiste » ou
« Dans cette grande doctrine illustrée par Marx, Engels et Lénine,
j’ai trouvé l’éclaircissement des choses que je n’aurais jamais
comprises par ma propre science » ou encore
« La pensée naît de l’action et, chez un homme sain,, elle
retourne à l’action » ont rendu au mouvement
l’incomparable service de lui apporter sa caution d’humaniste et de
grand savant. Depuis le 17 novembre 1948, il repose au Panthéon.
Danielle
Casanova : née le 9 janvier 1909 à Ajaccio, Vincentella Périni
est morte du typhus en déportation à Auschwitz le 10 mai 1943.
Chirurgien-dentiste, elle adhère au Parti Communiste en octobre 1928
puis prend rapidement du galon. Secrétaire générale de l’Union des
jeunes filles de France, membre du Comité exécutif de
l’Internationale communiste des jeunes, elle travaille pour le département
des liaisons internationales de l’Internationale communiste (l’OMS).
Vincentella qui se fait appeler Danielle épouse le 12 décembre 1933 à
Paris, Laurent Casanova qu’elle entraîne au Parti.
A sa mort, le PCF fait d’elle une héroïne nationale célébrée
le jour de la fête de Jeanne d’Arc.
Henri
Rol-Tanguy : de son vrai nom Georges René Henri Tanguy, il
se fera appeler Rol après guerre, reprenant ainsi son nom de résistant.
Il est né le 12 juin 1908 à Morlaix dans le Finistère, fils de Georges Tanguy,
officier marinier et de Mathilde Bizien, repasseuse.
Ouvrier
métallurgiste, il travaille chez Talbot puis Renault où il devient secrétaire
de la CGTU et trésorier de la Jeunesse Communiste. Membre du PC, il participe
en avril 1924 à la création de la cellule d’entreprise de la Régie avant
d’occuper le poste de permanent
sous le Front Populaire.
Au début de la guerre civile,
il rejoint en Espagne les Brigades Internationales. Employé à la sécurité
des transports du Quartier Général, il prend vite du galon et se voit promu
Commissaire de la 14° Brigade, c’est-à-dire Commissaire Politique.
En
1938, de retour en France, il reprend son poste à la direction du
syndicat des métallurgistes
CGT. En avril 1939, il épouse Cécile Le Bihan, fille d’un militant
communiste puis, mobilisé, atteint le grade de sous-lieutenant. Cité à
l’ordre du régiment pour son courage, il est démobilisé en
août 1940. Soutenant le pacte germano-soviétique Hitler /
Staline, après la rupture due à l’offensive allemande de juin 1941, il s’engage dans la résistance.
En juin 1944, nommé chef régional des FFI (Forces Françaises de l’Intérieur)
il reçoit directement les ordres de l’Etat-Major FFI placé sous le
commandement du communiste Pierre Villon (de son vrai nom Roger Salomon
Ginzburger). Le 19 août 1944, il lance l’insurrection de Paris. Contrairement
à une légende soigneusement entretenue par le PCF, de l’aveu même de
l’intéressé (lire notamment La Vie
Ouvrière du 27 août 1984) le « colonel » Rol
Tanguy n’a
pas reçu à la préfecture de Paris la reddition de
Von Choltitz. Contresignée par le général Leclerc, son paraphe n'y figure
pas.
Nommé
lieutenant-colonel d’active, il fait la campagne d’Allemagne dans la
1° armée
et sa bravoure lui vaut d’être cité à l’ordre de la division. Le conflit
terminé, il s’engage mais ne commandera effectivement que quelques mois
le 27° régiment d’infanterie puis la 7° demi-brigade en raison de son engagement
politique et de la guerre froide. Il est alors envoyé comme nombre de ses
camarades à Versailles au « dépôt des isolés ».
Malgré
l'interdiction faite par la loi aux militaires d'exercer une activité politique, il est probablement membre du comité
central du parti communiste. Ce n’est
que deux ans après sa retraite, précisément en 1964 au XVII° congrès,
que sa
nomination sera officialisée. Il y restera jusqu’en 1987.
Cité quatre fois à l’ordre
de ses régiments, décoré de la Légion d’honneur, Compagnon de la Libération
et titulaire de deux décorations soviétiques, l’Ordre de l’Amitié entre
les Peuples et de la Grande Guerre
Patriotique, en 2000 il présidait encore l’Association Nationale des Anciens
Combattants de la Résistance et l’Amicale des Volontaires en Espagne Républicaine.
Addenda :
Son premier fils (il eut quatre enfants) Jean Rol Tanguy, fut longtemps
correspondant du journal
l’Humanité
à Berlin-Est et délégué CGT. Son deuxième fils Francis
Rol Tanguy, ingénieur
des Ponts et Chaussées qui milita aux Jeunesses communistes, fut responsable
national de l’UNEF et de l’Union des Etudiants Communistes. Marié
le 21
mars 1981 à Marianne Brunhes issue de la nomenklatura communiste, il aura trois
enfants. Chargé de mission avant de devenir conseiller technique de Charles Fitterman,
ministre des Transports jusqu’au départ des communistes en 1984, il est
Conseiller Général des Hauts de Seine de 1985 à 1988
et Maire de
Gennevilliers en 1987. Les communistes revenus au gouvernement, il est
nommé directeur de cabinet de Jean-Claude Gayssot, ministre de l’Equipement, du
Transport et du Logement.
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Evolution
des noms de voies et édifices |
En
1945, Charles Nouzies est maire: la place Guillermin, ancien
conseiller au Parlement et propriétaire du château de Seysses devient
place de la Libération, la rue Maubec devient rue Victor Cazeneuve, la
rue Binos devient rue Victorien Forgues, la rue de la Poste devient rue
Maurice Bergeaud, la rue de la Canette devient rue Jean-Pierre
Savignol et le chemin français devient rue Boltar, du nom des cinq
morts pour la France de Seysses. Les plaques sont inaugurées pour la
fête locale le 20 août 1945.
Conseiller municipal depuis 1959,
Antoine Foulquier est élu maire le 15 septembre 1973 : en 1976,
impasse Diderot, avenue Victor Hugo, rue Voltaire, impasse Jean Jaures.
En 1980, rues Louise Michel, Romain Rolland, Paul Eluard, Emile Zola. En
1984, rue Louis Aragon. En 1985, impasses Athos, Porthos, Aramis, Calas,
Riquet, Goudouli, d'Artagnan, prolongement de la rue Emile Zola, place
du 8 mai 1945, avenues Pierre Brossolette, Guy Moquet et Jean Moulin,
rue du cardinal Saliège. 1988 : impasse Lino Ventura. 1989 : impasse La
Bugadière, avenue Pierre Semard, places Lucien Cassagne et Jean Chaubet.
1990 : rues Marcel Pagnol et Marcel Langer. 1991 : chemin le Rabi. 1995
: impasse François Verdier, rue Jean - Pierre Timbaut. 1996 : impasses
Gabriel Péri, Ambroise Croizat, Marcel Paul, Colonel Fabien, Boulbenes,
Albert Camus, rues Edmond Rostand, Jean - Jacques Rousseau, du 19 mars
1962.
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